Le centre culturel "Anjela Duval" a pour vocation de faire vivre la culture et les traditions de Paimpol et sa région.
Pour élargir un peu notre vision du monde diatoniste, levons un coin de voile sur la musique populaire Suisse et un de ses instruments de
prédilection : le Schwyzörgeli.
Rappelons d’abord que l’accordéon diatonique est apparu en Autriche en 1829, à Vienne, et qu’il a ensuite essaimé dans toute l’Europe.
Le Schwyzörgeli en est une évolution ; il tire son nom du canton Suisse de Schwyz, et on l’appelle aussi «
accordéon Schwyzois », ou plus simplement « Schwyzoise ».
C’est un joli petit accordéon, très décoré et coloré, à la sonorité claire, allègre, légèrement musette.



Son originalité est d’être un mélange de diatonique et de chromatique.
poussé
tiré
basses


Le clavier mélodique (main droite) est diatonique, ou plus
exactement bisonore (notes différentes en poussé-tiré). Le modèle classique comporte 31 boutons sur 3 rangs, avec toutes les altérations permettant de jouer une gamme chromatique sur 3
octaves. Il est à 2 ou 3 voix, accordé en Sib – Mib.
Le clavier des basses (main gauche) comporte 18 boutons disposés en arc de cercle sur 2 rangs : 9 basses chromatiques et 9
accords majeurs. Il est unisonore (mêmes notes ou accords en poussé-tiré). On peut donc le jouer en bourdon (comme une cornemuse), ou en mélodie main gauche, ou classiquement, en basses / accords
alternés.
Une autre originalité est que le plan du clavier MG est perpendiculaire au plan du clavier MD, alors que pour nos diatos ces
2 plans sont parallèles.
Le Schwyzörgeli est très utilisé pour jouer de la « musique alpine », ou en accompagnement de danses traditionnelles : polkas, scottisch, valses,……
Voici 2 Scottish jouées par des maîtres du genre : Tony Flückiger et Josias Jenny.